clef et clé : mise en concurrence des deux graphies pendant plus d’un siècle (XVIIIe).
Français moderne :
clé : graphie majoritaire depuis le XIXe siècle.
Si l’on rencontre encore la graphie clef chez certains locuteurs, la forme clé tend à s’imposer en français moderne.
La concurrence de ces deux graphies, aussi correctes l’une que l’autre, est le parfait exemple de l’évolution graphique du français et résume à merveille la réticence d’une partie de ses locuteurs à le moderniser…
Published on
7 février 2025
by
Aude Charrin, MA
Revised on
6 novembre 2025
Écrit-on « biensur » ou bien sûr ? Une chose est sûre : il règne autour de l’adverbebien sûr, qui s’écrit toujours en deux mots, une confusion certaine…
Bien sûr ou « biensur » ?
bien sûr = locution adverbiale invariable = évidemment
J’ai eu peur, bien sûr, mais pas autant que mon voisin.
bien sûr = interjection invariable = naturellement
— Puis-je m’asseoir ici ?
— Oui, bien sûr ! J’ai eu tort de m’être étalé ainsi.
bien sûr(e) = adjectif sûr précédé de l’adverbe bien = tout à fait certain(e)
Es-tu bien sûre d’être enceinte ?
Ils paraissent bien sûrs de leurs compétences pour des novices !
bien sur = préposition sur précédée de l’adverbe bien = à un endroit spécifique
Vous êtes bien sur mon répondeur, merci d’y laisser votre message.
Restez bien sur les pistes balisées !
biensur
Pour être sûr de l’orthographe de bien sûr et bien l’écrire à coup sûr, encore faut-il se fier à une source sûre… Ne cherchez plus et lisez ce qui suit, c’est une valeur sûre !
Published on
21 janvier 2025
by
Aude Charrin, MA
Revised on
6 novembre 2025
L’orthographe des homophones grammaticaux, ça et sa, fait partie des fautes récurrentes chez les francophones.
S’ils se prononcent de la même façon, le rôle syntaxique et sémantique de ces deux petits mots est pourtant bien différent.
Ça ou sa ?
Ça = pronom démonstratif à valeur de présentatif
Ça me semble une bonne idée !
= cela
Sa = déterminant possessif féminin singulier
Sa voiture est en panne.
= la sienne (de voiture) est en panne
Ça, pronom démonstratif, peut être remplacé par cela ; tandis que sa, déterminant possessif, signifie la sienne.
Pour ceux d’entre vous qui souhaiteraient une petite explication grammaticale, et surtout linguistique, sur le triptyque ça, sa et çà, vous allez être servis… autre chose avec ça ?
Published on
17 janvier 2025
by
Aude Charrin, MA
Revised on
8 janvier 2026
Avec leurs deux petites lettres, ce et se font partie de ces mots qui imposent au locuteur un choix dont la complexité, pour certains, est loin d’être proportionnelle à leur longueur.
Bien que de prononciation identique, ces homophones se distinguent nettement par le rôle qu’ils jouent dans la phrase et la position qu’ils y occupent.
Se ou ce ?
Pronom personnel réfléchi devant un verbe pronominal :
Seprotéger du soleil est primordial.
= me ou te
Déterminant démonstratif devant un nom :
Celivre est intéressant.
= ce livre-là, ce livre-ci
Pronom démonstratif devant un verbe non pronominal :
Que cesoit clair : je n’ai aucune intention de lui adresser la parole !
= cela
Cedevait être le premier jour du reste de sa vie.
= cela
Pronom réfléchi, déterminant démonstratif ou pronom démonstratif… il y a de quoi y perdre son français ! Un petit rappel grammatical devrait rétablir la place et la fonction de chacun et rendre à ces quelques lettres la simplicité qu’elles méritent.
Published on
8 janvier 2025
by
Aude Charrin, MA
Revised on
6 novembre 2025
Or, conjonction de coordination, se prononce de la même façon que hors, préposition. Ces deux homophones possèdent toutefois une signification bien différente.
Hors ou or
Or : conjonction de coordination qui coordonne deux énoncés
Je ne croyais pas aux revenants. Or, il était revenu et se tenait devant moi.
Pour avoir de l’argent, il faut travailler. Or, pour travailler, il faut un peu d’argent, une modeste mise de départ, un investissement préalable.
Hors : préposition synonyme de à l’extérieur de
Elle voyageait hors des sentiers battus, aux confins de lieux insoupçonnés.
Il était toujours hors sujet avec ses questions idiotes et ses remarques inutiles.
En tant que préposition, hors est toujours suivi d’un complément, tandis que la conjonction or peut être remplacée par pourtant. Un petit rappel du rôle syntaxique de chacun devrait vous permettre de choisir la bonne graphie, hors de tout doute raisonnable.
Published on
3 janvier 2025
by
Aude Charrin, MA
Revised on
8 janvier 2026
De nombreux francophones hésitent avant d’écrire ce serait ou se serait. Ces formes, si elles expriment toutes deux une condition, ne jouent pas le même rôle syntaxique.
La confusion entre ces formes est en grande partie due au verbe être et à sa double fonction : celle de verbe, synonyme d’exister, qui présente une réalité réelle ou envisagée, et celle d’auxiliaire, élément constitutif des formes verbales pronominales conjuguées à un temps composé.
Je pense que ce serait mieux de prendre l’abonnement mensuel.
se serait = auxiliaire être au conditionnel présent (3e personne du singulier)
Elle se serait occupée d’eux comme de ses propres enfants.
Il ne se serait pas énervé si tu lui avais parlé calmement.
Ma mère se serait remariée si elle avait pu.
Le père Noël se serait brulé l’arrière-train dans cette cheminée !
Entre condition et politesse, ce serait est souvent suivi d’un adjectif. La forme verbale se serait, elle, précède le participe passé d’un verbe obligatoirement pronominal.
Un bref retour sur des notions grammaticales essentielles devrait vous aider à y voir plus clair… et ce serait vraiment dommage de s’en priver !
Published on
3 janvier 2025
by
Aude Charrin, MA
Revised on
8 janvier 2026
Vous hésitez toujours avant d’écrire la locution ce sera ? Alors, n’hésitez plus, parce que vous avez statistiquement bien moins de chance de vous tromper en utilisant le pronom démonstratif ce !
À moins que vous ne souhaitiez vraiment utiliser le futur antérieur d’un verbe pronominal conjugué à la troisième personne du singulier…
Se sera ou ce sera ?
ce sera = pronom démonstratif et verbe être au futur
Ce sera sans moi !
Ce sera l’occasion !
Ce sera avec plaisir !
Ce sera une fille ! J’en suis sûre !
Dans quelques années, ce sera lui le meilleur.
se sera = troisième personne du singulier au futur antérieur
Le meurtrier se sera changé avant de retourner sur le lieu du crime.
Rien ne se sera passé comme on l’attendait.
Dès que ça se sera calmé, on repartira.
La neige se sera déposée sur les crevasses, les rendant invisibles.
D’ici qu’elles soient prêtes, il se sera écoulé une journée entière.
Très largement utilisé en début de phrase, ce sera devrait couvrir la grande majorité de vos besoins rédactionnels.
Pour ceux qui ne veulent pas se satisfaire de probabilités linguistiques, c’est l’occasion rêvée de faire un retour vers le futur… antérieur !
Published on
3 janvier 2025
by
Aude Charrin, MA
Revised on
6 novembre 2025
L’adverbe certes s’écrit toujours avec un « s » final. Certes et ses synonymes peuvent exprimer la validation ou la concession, voire les deux en même temps.
Certes ou « certe » ?
Certes = adverbe invariable, synonyme de :
effectivement, assurément, indéniablement, de toute évidence, etc.
Exemple : J’ai reçu de sa part un message, certes chaleureux et agréable, mais je n’arrive pas à le trouver sincère.
oui, bien sûr, certainement, évidemment, bel et bien, sûrement, etc.
Exemple : J’y vais à reculons, certes ; je fais mon travail.
Certe = ancienne graphie qui n’est plus utilisée aujourd’hui.
Si nous confondons certes et certe, c’est que ces deux graphies étaient en concurrence sous la plume des poètes. Certes, il y a plus d’un siècle, mais ça vaut bien une petite explication poétique…
Published on
31 décembre 2024
by
Aude Charrin, MA
Revised on
6 janvier 2026
Pour ce faire, locution figée, ne signifie pas tout à fait la même chose que pour se faire.
Pour savoir quel pronom choisir entre se ou ce, il faut d’abord déterminer si le verbe faire est utilisé pour sa valeur pronominale ou non pronominal.
Pour se faire ou pour ce faire ?
pour se faire = verbe pronominal à l’infinitif suivi d’un complément
D’un coup, son ton changea pour se faire plus agressif.
= pronom personnel réfléchi
pour se faire = verbe pronominal à l’infinitif sans complément
L’opération, pour se faire, nécessite au moins trois chirurgiens.
= pronom personnel réfléchi
pour ce faire = verbe non pronominal à l’infinitif
Il devait le fouiller et, pour ce faire, il devait l’approcher, le toucher, le palper, sans laisser paraître son trouble.
= pronom démonstratif
Si la locution figée pour ce faire est sémantiquement très proche du verbe pronominal, le rôle syntaxique de chacun des pronoms est, lui, très différent.
Déterminer la possible valeur pronominale du verbe faire reste le seul moyen de faire le bon choix entre pourse faire ou pource faire. Et pour ce faire, voici un petit rappel de notions grammaticales essentielles, mais trop souvent mal comprises…
Le correcteur d’orthographe gratuit de QuillBot vérifie votre grammaire, votre ponctuation et votre orthographe et vous aide à améliorer votre écriture.
Utilisez-le pour peaufiner vos rapports, vos essais, vos e-mails et bien d'autres documents, afin de toujours donner le meilleur de vous-même.