Choisir un style d’écriture : nos meilleurs conseils
Si vous entendez « style d’écriture », il y a de bonnes chances que vous pensiez immédiatement au style des plus grands écrivains, sous-entendu : leur plume. Autrement dit, leur façon d’utiliser les mots et de les articuler entre eux.
Mais le style d’écriture n’est pas une notion exclusive à la grande littérature, tant s’en faut. Il s’invite régulièrement dans la vie de tout un chacun et concerne un certain nombre de nos tâches quotidiennes.
À commencer par la façon dont on écrit… au sens typographique du terme.
Cela concerne aussi bien l’écriture manuscrite que l’écriture dite tapuscrite (les polices de caractères numériques).
Quel que soit le type de texte concerné, la forme est presque toujours aussi importante que le fond.
Ainsi, la façon dont les caractères d’un mot sont dessinés et présentés est cruciale dans l’impression que nous laisse le message qu’il véhicule, en plus d’influer grandement sur la manière dont on le reçoit.
Aussi, on distingue plusieurs grandes familles de styles typographiques.
- correcteur d’orthographe,
- logiciel anti-plagiat,
- générateur de sources,
- chat IA,
- générateur de prompt,
- générateur de to-do-list,
- éditeur PDF,
- convertisseur PDF…
Le plus dur, finalement, c’est de choisir lequel essayer en premier…
Le style d’écriture : définition typographique
Dans son sens le plus entendu, le style d’écriture désigne la façon avec laquelle un auteur s’exprime à l’écrit. Il est alors synonyme de plume, de « patte stylistique ».
Un style d’écriture se démarque avant tout par la façon dont les mots sont choisis et s’articulent entre eux.
La construction des phrases, leur rythme, le registre de langue et le vocabulaire choisis, les figures de style employées, le point de vue narratif (interne, externe ou omniscient) adopté, mais aussi la syntaxe mise en œuvre sont autant de critères distinctifs qui, mis en parallèle les uns des autres et analysés ensemble, permettent de cerner le style d’un auteur, qu’il soit amateur ou professionnel.
Et si l’on parle de textes littéraires, le style d’écriture peut changer du tout au tout, selon que l’auteur s’attaque à un genre littéraire en particulier. En effet, on n’écrit pas du roman policier comme on rédige un roman d’amour, de même qu’un roman épistolaire (sous forme d’échange de lettres) requiert une prose particulièrement intimiste pour être crédible.
En résumé, le style d’écriture, c’est d’abord la façon unique dont un auteur écrit et grâce à laquelle on peut l’identifier parmi tant d’autres.
Cependant, le terme revêt un deuxième sens, qui a pris d’autant plus d’importance avec l’émergence de l’informatique grand public et la démocratisation du traitement de texte.
Les styles de polices d’écriture
En typographie moderne, le « style d’écriture » désigne l’esthétique donnée aux caractères manuscrits (= écriture à la main) ou tapuscrits.
S’agissant des caractères tapuscrits, on parle donc entre les lignes de style graphique des polices d’écriture.
Exemple : Comic Sans MS, bien connue et moquée pour son design cartoonesque, est une police d’écriture.
Chaque police se distingue de ses pairs selon plusieurs critères de forme : la courbe des lettres, leur épaisseur (ou graisse), l’espacement entre les caractères (aussi appelé kerning ou crénage en typographie)… ou encore la présence ou l’absence d’empattements.
Lorsqu’il est entendu comme un élément typographique, le style d’écriture correspond en fait à l’aspect visuel du texte, plutôt qu’à son contenu ou à la signature artistique de l’auteur.
Il suffit de parcourir le web quelques minutes pour s’en rendre compte : les typographies visibles derrière un écran sont nombreuses, diverses. Certaines se ressemblent à s’y méprendre, quand d’autres semblent s’opposer radicalement quant à chacun de ses aspects.
Et derrière les presses, c’est peu ou prou la même chose : chaque maison d’édition ou organe de communication a ses polices de prédilection et des usages graphiques bien à elle.
Seulement, avant, ce terme était plutôt l’apanage des imprimeurs, des fonderies et des graphistes professionnels.
Désormais, beaucoup de gens l’utilisent, y compris dans la vie quotidienne et à des fins de loisirs récréatifs. Merci Microsoft !
Surtout, sur papier comme sur écran, une police n’est jamais employée au hasard.
Décider d’utiliser une typographie plutôt qu’une autre n’est, en effet, jamais un acte anodin. Ce choix détermine en partie la façon dont le public perçoit votre message, de même que sa lisibilité.
Il est donc à considérer avec le plus grand soin.
Les différents styles d’écriture
On recense plusieurs grands styles typographiques, qui portent tous des noms empruntés à l’anglais :
- Script (aussi appelée police cursive en français) : style imitant l’écriture manuscrite, qui rappelle les dessins de lettres que l’on apprenait à former à l’école primaire, et que l’on associe volontiers à une écriture d’instituteur,
- Calligraphique : style graphique imitant également l’écriture manuscrite, mais de manière beaucoup plus élaborée et raffinée,
- Display (aussi appelée police décorative en français) : style graphique fantaisiste, iconoclaste, porteur de nombreux détails dans ses traits. On l’utilise surtout pour remplir des logos, des titres ou des sous-titres, mais jamais dans le corps du texte principal (car, alors, ce dernier deviendrait illisible),
- Monospace (parfois appelée police à chasse fixe) : chaque lettre ou caractère d’une police monospace est séparé par une espace de longueur fixe, c o m m e c e c i,
- Serif (ou avec empattement),
- Sans serif (ou sans empattement)…
- Les polices serif (avec empattement en français) possèdent de petits « pieds », crochets ou traits décoratifs aux extrémités de leurs caractères.
Elles évoquent immédiatement un design classique, sérieux, et confèrent à la communication un caractère institutionnel symbolique d’une certaine autorité.
Elles sont aussi très utilisées dans l’édition et la presse écrite, car jugées plus adaptées à la lecture de textes sur le long court.
Exemples de polices avec empattement : Baskerville, Garamond, Palatino Linotype, Times New Roman…
- À l’inverse, les polices sans serif ne possèdent pas d’empattements. Leurs lignes sont droites et nettes.
Leur aspect est moderne et minimaliste ; leur design épuré, mais accessible.
On les utilise volontiers sur le web en raison de leur lisibilité optimisée pour les écrans et de leur côté « percutant ».
Exemples de polices sans empattement : Arial, Aptos, Calibri, Helvetica, Open Sans, Roboto, Tahoma…
Police d’écriture et style : les critères à prendre en compte
Les principaux paramètres techniques et graphiques qui permettent de définir, identifier et catégoriser un style typographique sont les suivants :
- le type de empattement, soit de finition aux extrémités des caractères : avec (serif) ou sans (sans serif),
- le type de graisse (épaisseur) : ultra-fin, fin (light en anglais), normal (regular en anglais), gras (bold en anglais), extra-gras…
- le degré d’inclinaison : une police peut être droite (aussi appelé style romain) ou italique, c’est-à-dire penchée vers la droite,
- les proportions horizontales : condensé ou étendu,
- l’interlignage : l’espace vertical entre les lignes,
- le crénage (kerning en anglais) : espace plus ou moins réduit ou étendu entre les caractères de la police,
- le style de dessin global : moderne, classique, manuscrit, décoratif…
Toute cette terminologie et ce lexique peuvent paraître compliqués à aborder de prime abord, mais dès que l’on place deux polices l’une en face de l’autre pour les comparer, tout devient tout de suite plus clair.
Pour ce faire, encore faut-il dénicher la perle rare…
Choisir un style d’écriture
Derrière des considérations graphiques pures se joue quelque chose de beaucoup plus crucial.
En effet, chaque police, de par son esthétique et sa connotation dans l’imaginaire collectif, envoie divers signaux psychologiques au lecteur, ou à celui qui parcourt une œuvre graphique du regard.
Ainsi, il faut toujours s’interroger en amont sur l’effet que produit un style d’écriture sur autrui, quitte à faire appel à un panel de lecteurs-tests avant de lancer une publication ou un design.
Bien sûr, on peut une fois de plus s’appuyer sur les variables et critères cités précédemment pour consolider son choix.
Le plus important, c’est de ne jamais perdre de vue que le ton et le message, mais aussi la lisibilité et le contexte d’utilisation, comptent tout autant, si ce n’est davantage, que la beauté que nous inspire une police au premier regard.
Lorsqu’elle possède des empattements ou est de style calligraphique, elle est généralement associée à une esthétique raffinée et élégante. De ce fait, il n’y a rien d’étonnant à ce que les secteurs de la mode, des cosmétiques et du luxe de façon générale emploient fréquemment ce type de police pour concevoir leurs logos et leurs visuels de communication.
A contrario, attention à ne pas abuser des polices italiques dans le corps du texte : des études tendent à montrer que la présence d’italique en trop grande quantité au sein d’un texte peut compliquer la lecture vis-à-vis de certains types de consommateurs, à l’image des publics dyslexiques.
Voilà la preuve par l’exemple que le choix d’une police d’écriture doit toujours s’accompagner d’un questionnement sur les effets générés, à partir du moment où l’on souhaite partager et diffuser le contenu que l’on crée.
Un certain nombre de ces polices sont gratuites et open source (donc modifiables par n’importe qui sans enfreindre les droits de la propriété intellectuelle), à l’instar de celles proposées par Google Fonts, tandis que d’autres sont payantes.
Plusieurs types de licences existent ; pensez à vous renseigner au préalable, pour éviter les mauvaises surprises par la suite…
Toutefois, avant même d’envisager de vous lancer dans la quête de la typographie idéale sur Internet en fonction de critères prédéfinis, pensez à jeter un coup d’œil aux polices intégrées par défaut à votre système d’exploitation. Certaines d’entre elles, que vous n’aviez pas remarquées jusqu’ici, pourraient bien vous surprendre par la finesse et la qualité qu’elles ont à offrir…