Quoique ou quoi que | Orthographe

En français, les formes quoi que et quoique sont deux subordonnants, qui lient une proposition principale à une proposition subordonnée ou à un groupe de mots.

Quoique, en un mot, introduit une subordonnée d’opposition (ou de concession), comme les conjonctions de subordination bien que ou même si.

Quoi que, en deux mots, peut se remplacer par qu’elle que soit la chose que.

Quoi que ou quoique
  • Quoique = bien que ou même si (opposition)
    • Elle est heureuse quoiqu’on ne sache jamais où elle est.
      = bien qu’on ne sache jamais où elle est
    • Elle est heureuse quoiqu’il lui arrive de broyer du noir.
      = même s’il lui arrive de broyer du noir
  • Quoi que = quelle que soit la chose que
    • Quoi qu’elle fasse, elle est heureuse.
      = quelle que soit la chose qu’elle fasse
    • Elle est heureuse quoi que vous en pensiez.
      = quelle que soit la chose que vous pensiez

L’élision de ces formes devant une voyelle ou un « h » dit muet n’est pas toujours obligatoire. Et si les deux formes requièrent le subjonctif, seule la conjonction quoique tolère l’indicatif.

Quoi qu’il advienne, les formes quoi que ou quoique restent une des difficultés majeures de la langue française, quoique l’explication ci-dessous soit l’exception qui simplifie la règle…

Avis à tous ceux qui ne sauraient écrire quoi que ce soit…
La grammaire du français a ses raisons que la raison ignore… l’emploi de l’indicatif ou du subjonctif après quoique procède du même raisonnement : une application subjective, sans rime ni raison.

Heureusement, les outils QuillBot, le correcteur orthographique et le reformulateur de texte, corrigeront votre prose, quoi qu’il en soit. Et si le chat IA ne vous donne pas toujours raison, il ne vous reprochera jamais quoi que ce soit.

Homophones sur le fond et quasi homographes sur la forme, les formes quoi que et quoique ont, quoi qu’en disent les grammairiens, de quoi laisser coi…

Quoique : conjonction de subordination

En un seul mot, quoique est une conjonction de subordination qui lie une proposition subordonnée concessive à une proposition principale.

Cette conjonction peut aussi lier un groupe de mots dépourvu de verbe conjugué, mais qui exprime sémantiquement l’opposition.

Dans les deux cas, le subordonnant quoique peut se remplacer par un autre subordonnant d’opposition ou de concession, tel que bien que, même si, etc.

Quoique : subordonnant de concession (un seul mot)
  • Quoique le vent se lève, nous irons nous promener.
    = même si le vent se lève
  • Quoiqu’ils aient été élevés à la dure, ils n’ont jamais manqué de rien.
    = bien qu’ils aient été élevés

Lorsqu’il introduit une subordonnée, quoique demande généralement le subjonctif présent ou passé pour conjuguer le verbe de la subordonnée.

Toutefois, l’indicatif s’utilise lorsque la concession relève davantage de l’observation factuelle que de l’opposition. Loin d’être fautif, le mode indicatif apporte une légère nuance sémantique.

Quoique : subjonctif ou indicatif
  • Je conduirai quoique je sois plus jeune (subjonctif).
    = bien que
  • Je conduirai quoique je suis plus jeune (indicatif).
    = cependant
  • On s’apprête à y aller quoiqu’il soit encore tôt (subjonctif).
    = bien qu’il
  • On s’apprête à y aller quoiqu’il est encore tôt (indicatif).
    = mais

D’ailleurs, cette nuance sémantique donne lieu, depuis peu, à une utilisation quelque peu différente du subordonnant.
En français moderne, quoique est utilisé pour reconsidérer ce qui vient d’être dit et sous-entendre un énoncé contraire. Là encore, l’emploi du subjonctif est subjectif.

Quoique : subjonctif ou indicatif
  • Je le ferai demain sans faute, quoique je vais avoir beaucoup de travail.
  • Elle veut aller au Japon quoiqu’elle aimerait aussi aller en Chine.
  • Il n’est pas contre l’idée, quoiqu’il ne dit/dise jamais vraiment ce qu’il pense.

L’élision de quoique est obligatoire devant les pronoms personnels il, ils, elle, elles et on, ainsi que devant les déterminants un et une et le pronom impersonnel il.

Devant les voyelles et autres lettres muettes, l’usage, particulièrement flottant, rend l’élision facultative. Ainsi, les formes élidées ne sont pas considérées comme fautives devant un participe passé, une préposition ou un nom propre.

Quoiqu’ : élisions obligatoires et facultatives
  • Élision obligatoire :
    • Quoiqu’elle soit malade, elle veut y aller.
    • Quoiqu’ils aient menti, ils continuent de prétendre le contraire.
    • Quoiqu’il fasse beau, on ne partira pas ce week-end.
  • Élision facultative :
    • Quoiqu’en passe de remporter la course, elle poursuit son effort.
    • Quoique en passe de remporter la course, elle poursuit son effort.
    • Ils ont vécu heureux, quoiqu’analphabètes.
    • Ils ont vécu heureux, quoique analphabètes.
    • Quoiqu’Hobart soit très sympa, je préfère Perth.
    • Quoique Hobart soit très sympa, je préfère Perth.

Quoi que : locution conjonctive de subordination

En deux mots, quoi que est une locution composée du pronom quoi et du subordonnant que.

Le pronom quoi ne remplit aucune fonction syntaxique à l’intérieur de la subordonnée. Il marque toutefois un lien sémantique entre cette subordonnée et la proposition principale, qui se traduit par la locution quelle que soit la chose que.

À l’instar d’autres subordonnants (sans que, à moins que, etc.), quoi que requiert le subjonctif. Il se retrouve par ailleurs dans les locutions figées quoi qu’il en soit et quoi que ce soit.

Quoi que : locution conjonctive (deux mots)
  • Quoi qu’on fasse, on ne lui arrivera jamais à la cheville.
    = quelle que soit la chose qu’on fasse
  • Quoi qu’en disent les politiciens, les gens s’en moquent.
    = quelle que soit la chose que les politiciens disent
  • Quoi que tu penses, ça ne m’intéresse pas.
    = quelle que soit la chose que tu penses
  • Quoi qu’Héloïse décide, il faudra respecter sa décision.
    = quelle que soit la chose qu’Héloïse décidera
  • Quoi qu’il advienne, elle prendra toujours soin de toi.
    = quelle que soit la chose qu’il pourrait advenir

Le subordonnant que perd son « e » final devant toutes les voyelles ou les lettres muettes, quelle que soit la classe grammaticale du mot qui suit. L’élision est ici obligatoire.

Par ailleurs, les locutions quoi qu’il en soit et quoi que ce soit fonctionnent, ou plutôt dysfonctionnent, de la même manière : elles sont sans fonction syntaxique.
Figées sur le mode subjonctif, elles apportent la même information sémantique qu’un nom commun ou qu’un adverbe.

Quoi que ce soit et quoi qu’il en soit (deux mots)
  • Si vous avez besoin de quoi que ce soit, appuyez sur la sonnette.
    = si vous avez besoin de quelque chose
    = quelle que soit la chose dont vous avez besoin
  • Quoi qu’il en soit, vous n’êtes pas prêts.
    = peu importe ce que vous affirmez
    = quelle que soit la chose que vous affirmez

N’en déplaise aux grammairiens, cette absence de fonction syntaxique révèle surtout les failles d’un système artificiel et lacunaire. La grammaire n’explique pas tout, et parfois même, rien du tout…

Quoi que ou quoique, en bref et en un mot… ou deux !
  • Quoi que :
    • Quoi qu’il fasse, il aura toujours tort.
      = quelle que soit la chose qu’il fasse
  • Quoique :
    • Quoiqu’il fasse des efforts, il n’est pas digne de confiance.
      = bien qu’il fasse des efforts

Quoi qu’il en soit, l’élision et le subjonctif ne vous donneront jamais tort, quoique…

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Charrin, A. (6 mars 2026). Quoique ou quoi que | Orthographe. Quillbot. Date : 6 mars 2026, issu de l’article suivant : https://quillbot.com/fr/blog/orthographe/quoique-ou-quoi-que/

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Aude Charrin, MA

Traductrice et linguiste de formation, Aude a également enseigné le français à des jeunes en difficulté scolaire. Sa nouvelle mission : démocratiser la langue française en vulgarisant ses concepts.

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