Futur proche | Définition & exemples
Absent des tableaux de conjugaison, mais omniprésent dans la bouche des francophones, le futur proche est un temps de l’indicatif dont les valeurs temporelle et aspectuelle diffèrent du présent ou du futur.
- Présent de l’indicatif :
- Je mange à midi.
= valeur d’habitude, de répétition.
- Je mange à midi.
- Futur proche :
- Je vais manger à midi.
= actualisation de l’information.
- Je vais manger à midi.
- Futur simple :
- Je mangerai à midi.
= indétermination temporelle, exceptionnalité de l’action.
- Je mangerai à midi.
- Futur antérieur :
- J’aurais mangé à midi.
= expression d’un passé dans le futur.
- J’aurais mangé à midi.
Temps composé, le futur proche, ou futur périphrastique, attribue au verbe aller la fonction de semi-auxiliaire pour actualiser des faits futurs dans un avenir quasi immédiat.
Sa conjugaison, d’une facilité enfantine, et sa fréquence d’emploi en font un temps incontournable pour tous les allophones apprenant le français.
Ignoré par les grammairiens, plébiscité par les locuteurs, le futur proche résume à lui seul l’éternel combat entre un conservatisme alambiqué et un modernisme dépouillé. Mais en matière de langue, l’usage fait la force…
De façon générale, l’absence de complexité, en français, est perçue comme un nivellement vers le bas. Dans les faits, la simplicité d’une forme, en particulier d’une forme verbale, permet la démocratisation d’un usage. Et si les locuteurs l’adoptent, c’est que cet usage sert leur propos, dans tous les sens du terme.
En termes d’à propos, les outils QuillBot, le correcteur orthographique comme le reformulateur de textes, sont des atouts précieux qui sauront vous éviter bien des impasses langagières.
À l’heure de l’IA, défendre un passé révolu et ignorer un futur proche semble un choix contestable. Rappelons simplement à ceux qui confondent démocratie et démagogie que seul l’usage détient les pleins pouvoirs du langage…
Futur proche : définition
Le futur proche est un temps composé dit périphrastique, car il est formé à l’aide d’une périphrase. À l’instar de la figure de style, un temps périphrastique utilise plusieurs mots pour exprimer une notion habituellement désignée par un seul.
La périphrase qui compose le futur proche est formée par le verbe (ou semi-auxiliaire) aller conjugué au présent, suivi du verbe à l’infinitif ou, plus précisément, du verbe à conjuguer au mode infinitif.
| Verbe ÊTRE au futur proche | Verbe AVOIR au futur proche |
|---|---|
| Je vais être | Je vais avoir |
| Tu vas être | Tu vas avoir |
| Elle/il/on va être | Elle/il va avoir |
| Nous allons être | Nous allons avoir |
| Vous allez être | Vous allez avoir |
| Elles/ils vont être | Elles/ils vont avoir |
Les tableaux ci-dessus présentent la conjugaison des verbes avoir et être au futur proche. Toutefois, ces verbes sont aussi des auxiliaires de conjugaison que l’on retrouve dans les temps composés, comme le passé composé ou le plus-que-parfait.
Contrairement aux auxiliaires qui sont suivis d’un participe passé, un semi-auxiliaire, parfois appelé auxiliaire d’aspect, est suivi d’un infinitif.
De fait, les verbes venir, faire ou laisser sont employés comme des semi-auxiliaires dans les formes je viens d’être muté, ça fera venir le beau temps ou il l’a laissé faire.
Ces emplois ne sont toutefois pas possibles à tous les temps et à tous les modes. Cette fonction très restreinte ne leur confère qu’un statut de semi-auxiliaire.
Ainsi, au futur proche, le semi-auxiliaire aller précède des formes verbales à l’infinitif, y compris celle du verbe aller.
| Verbe POUVOIR au futur
proche |
Verbe FAIRE au futur
proche |
Verbe ALLER au futur
proche |
| Je vais pouvoir | Je vais faire | Je vais aller |
| Tu vas pouvoir | Tu vas faire | Tu vas aller |
| Elle/il/on va pouvoir | Elle/il/on va faire | Elle/il/on va aller |
| Nous allons pouvoir | Nous allons faire | Nous allons aller |
| Vous allez pouvoir | Vous allez faire | Vous allez aller |
| Elles/ils vont pouvoir | Elles/ils vont faire | Elles/ils vont aller |
- Futur proche : je vais faire du café.
- Passé proche : je viens de faire du café.
- Passé prospectif : j’allais faire du café.
- Passé rétrospectif : je venais de faire du café.
Grandes absentes du Bescherelle et d’autres grammaires, ces formes périphrastiques sont pourtant très largement enseignées dans les cours de français, langue seconde ou langue étrangère, pour une simple et bonne raison : leur taux de fréquence.
Tous les francophones s’expriment, en situation formelle et informelle, à l’oral comme à l’écrit, à l’aide de ces temps périphrastiques, sans même le savoir.
Et s’ils ignorent leur nom, ils en maîtrisent pourtant parfaitement la valeur linguistique, située dans une faille spatiotemporelle entre un passé qui n’en est pas vraiment un, et un futur aux allures de présent…
Futur proche : emplois
La valeur temporelle du futur proche le situe à mi-chemin entre le présent et le futur simple. Chronologiquement parlant, ces temps ne sont pas en concurrence, car ils se suivent et se complètent.
D’ailleurs, le qualificatif de périphrastique montre ici toutes ses limites. La périphrase exprime en plusieurs mots ce qui est synonyme d’un seul. Or, le futur proche est loin d’être l’équivalent temporel du futur simple.
Le semi-auxiliaire aller, conjugué au présent, ancre l’énoncé dans le présent d’énonciation. À l’inverse, un énoncé exprimé au futur simple ne transmet aucun autre ancrage temporel que celui d’un avenir plus ou moins éloigné.
- Je vais skier au Japon.
- Je skierai au Japon.
Ces deux phrases simples — la première au futur proche ; la deuxième au futur simple — ne sont pas synonymes. La valeur temporelle exprimée par chacune n’est pas la même ; il suffit d’insérer différents adverbes de temps pour s’en convaincre.
- Je vais skier au Japon demain.
- Je skierai au Japon demain.
Le futur proche ramène l’énoncé au présent, et par le fait même, insiste sur la réalisation imminente de l’action, information corrélée par l’adverbe de temps. Cette actualisation est bien moins évidente avec ce même adverbe dans un énoncé au futur simple.
À l’inverse, le futur proche ne permet pas de projeter l’action dans un futur certain.
L’action exprimée au futur simple n’est pas hypothétique, elle est de l’ordre de l’anticipation, de l’obligation, une sorte de promesse faite à soi-même et invariablement tenue. Dans le cas contraire, l’énoncé serait exprimé au conditionnel présent.
- Un jour, je vais skier au Japon.
- Un jour, je skierai au Japon.
Cette nuance est, d’un point de vue sémantique, particulièrement intéressante, car elle permet de distinguer trois temps similaires, mais bien différents, et régulièrement confondus.
- Futur proche :
- Je vais ajouter ton nom sur la liste.
= je le fais rapidement.
- Je vais ajouter ton nom sur la liste.
- Futur simple :
- J’ajouterai ton nom sur la liste.
= je vais le faire, mais ce n’est pas ma priorité.
- J’ajouterai ton nom sur la liste.
- Conditionnel présent :
- J’ajouterais ton nom sur la liste.
= il est tout à fait possible que je ne le fasse jamais.
- J’ajouterais ton nom sur la liste.
Enfin, sur le plan aspectuel, le futur simple confère à l’action une dimension exceptionnelle, alors que le futur proche témoigne d’une fréquence qui relève de l’habitude.
- Je vais me coucher vers 10 heures.
- Je me coucherai vers 10 heures.
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Charrin, A. (28 janvier 2026). Futur proche | Définition & exemples. Quillbot. Retrieved 10 février 2026, from https://quillbot.com/fr/blog/conjugaison/futur-proche/