Quelque temps ou quelques temps | Orthographe

En français, la locution quelque temps s’écrit en général au singulier.

Le déterminant singulier quelque détermine le nom masculin singulier temps, lorsqu’il fait référence à une période ou une durée plus ou moins précise.

Quelques temps ou quelque temps
  • Elle semble différente depuis quelque temps.
  • Il y a quelque temps, les gens étaient plus sincères et surtout plus honnêtes.
  • Nous reviendrons dans quelque temps.

Malgré son « s » final, le mot temps est invariable ; ce qui ne veut pas dire qu’il est toujours singulier. Les temps forts et autre fin des temps présentent bel et bien la forme plurielle du nom commun.

Puisqu’un nom pluriel nécessite un déterminant pluriel, pourquoi la locution quelques temps serait-elle incorrecte ?

Entre accord sémantique et présence étymologique, la linguistique dépoussière quelques temps anciens où le langage était science, et son explication scientifique

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Quelque temps : locution au singulier

La locution quelque temps au singulier désigne une réalité unique et indénombrable, celle d’une durée, d’une période donnée.

Le mot temps fait ici référence à un moment continu plus ou moins long, mais non interrompu : il s’agit d’une seule unité de temps dans sa totalité.

On peut la remplacer par un certain temps, une locution synonymique nettement plus aisée à employer, car elle est, par défaut, au singulier.

Quelque temps : période unique
  • Elle resta immobile quelque temps puis se leva.
    = Elle resta immobile un certain temps…
  • Il y a quelque temps qu’on ne la pas vue, non ?
    = Il y a un certain temps…
  • Il a fait l’affaire quelque temps, mais notre relation n’était pas faite pour durer.
    = Il a fait l’affaire un certain temps…
  • Je pars en vacances quelque temps, j’ai besoin de souffler.
    = Je pars en vacances un certain temps…

En d’autres mots, c’est le sens singulier du mot temps qui régit l’accord au singulier du déterminant quelque.

Le « s » de temps : une marque étymologique et non grammaticale
Le mot temps sème la confusion chez les locuteurs. Les locutions autant pour moi ou au temps pour moi, ou bien tant que et temps que, montrent que l’homophonie est généralement la source du problème.

Toutefois, c’est plutôt sa graphie qui pose ici tout un défi : un « s » final que le locuteur associe au pluriel. Pourtant, cette lettre n’est pas une marque grammaticale de nombre, mais une lettre étymologique, censée témoigner de l’origine latine du mot temps.

Issu du latin classique tempus, le mot a connu autant de graphies que de siècles d’évolution. Entre le proto-français du Xe siècle et le français moderne du XXe, la graphie de temps s’est déclinée en une dizaine de formes différentes :

  • temps,
  • tems,
  • tens,
  • tans,
  • tanz,
  • tampz,
  • tamps,
  • tempz,
  • et même têms.

Les formes temps et tems ont été en concurrence tout au long du XVIIIe et du XIXe siècle, mais celle présentant le « p » a fini par s’imposer. Elle conserve par analogie le lien graphique partagé avec les mots de la même famille (temporel, temporaire, temporairement, etc.).

Si la conservation du « p » semble pertinente, la conservation systématique du « s », parfois même remplacé par un « z », semble un peu moins adéquate. Pourquoi supprimer le « u », mais conserver le « s », alors qu’il est déjà une marque grammaticale en français, et que son origine étymologique remonte à quelques temps immémoriaux

Si les linguistes ne peuvent véritablement répondre à cette question, c’est parce qu’ils ne font pas la langue. Ils l’étudient, ils l’analysent, mais n’interviennent pas sur son code graphique et grammatical.

Quelques recommandations et réformes sont prescrites par des institutions langagières, mais une langue est surtout le résultat de son évolution — plus ou moins mille ans pour le français — et dépend, avant tout, de la volonté des locuteurs à suivre ou non ces recommandations.

Une chose est sûre : les locuteurs s’accommodent bien mieux du « s » final de temps, lorsqu’ils connaissent les raisons de sa présence. Encore faut-il posséder une sérieuse connaissance théorique et démontrer une grande rigueur scientifique avant de pouvoir se lancer dans une explication proprement linguistique…

Quelques temps : locution au pluriel

Le mot temps, au pluriel, possède un sens quelque peu différent de sa forme au singulier. Il peut faire référence à une époque concrète, comme dans les temps modernes ou les temps préhistoriques, mais également à une réalité abstraite.

La nuit des temps, la fin des temps, ainsi que la locution adverbiale de tous temps, désigne un référent, dont l’immatérialité et l’intemporalité peuvent difficilement être associées à un nombre grammatical spécifique. C’est un pluriel de convention, grammatical plutôt que sémantique.

À l’inverse, lorsque le mot temps est sujet de phrase, dans les temps sont durs ou les temps changent, il s’actualise dans un présent d’énonciation. Sa temporalité est bel et bien présente, palpable, elle correspond au temps réel, au temps présent.

La locution quelques temps au pluriel permet la réitération de ce ou ces temps, à la fois présents ou intemporels, tangibles ou immatériels.

Non seulement la locution s’accommode très bien du pluriel grammatical, mais le déterminant quelques peut même être remplacé par d’autres déterminants pluriels.

Quelque temps : réitération d’une période
  • Après quelques temps forts, l’intrigue s’essouffle et les comédiens s’éteignent.
    = Après plusieurs temps forts…
  • Il y a eu quelques temps morts, mais le débat était plutôt rythmé dans l’ensemble.
    = Il y a eu des temps morts…
  • Mon souvenir du covid : quelques temps de crise entrecoupés d’une liberté provisoire.
    = plusieurs temps de crise…
  • Elle a vécu quelques temps difficiles, mais elle a l’air de s’être rétablie.
    = Elle a vécu des temps difficiles…
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Charrin, A. (27 avril 2026). Quelque temps ou quelques temps | Orthographe. Quillbot. Date : 5 mai 2026, issu de l’article suivant : https://quillbot.com/fr/blog/orthographe/quelque-temps-ou-quelques-temps/

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Aude Charrin, MA

Traductrice et linguiste de formation, Aude a également enseigné le français à des jeunes en difficulté scolaire. Sa nouvelle mission : démocratiser la langue française en vulgarisant ses concepts.

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