L’indicatif | Définition & exemples
En français, le mode indicatif rassemble tous les temps de l’indicatif, qu’ils soient des temps simples ou composés.
- Temps simples :
- présent : j’aime,
- futur : j’aimerai,
- imparfait : j’aimais,
- passé simple : j’aimai,
- conditionnel : j’aimerais.
- Temps composés :
- passé composé : j’ai aimé,
- plus-que-parfait : j’avais aimé,
- futur antérieur : j’aurai aimé,
- conditionnel passé : j’aurais aimé,
- passé antérieur : j’eus aimé.
Mode à la mode, l’indicatif est très usuel en français. Il décrit la réalité, affirme les faits et atteste de façon factuelle l’énoncé.
Neutre, le mode indicatif s’oppose à la subjectivité du subjonctif et au caractère impérieux de l’impératif. Quand l’indicatif indique, les temps sont sans réplique…
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Le mode indicatif : définition
Comme tout mode, l’indicatif situe une action ou un état dans le temps. Toutefois, l’énoncé exprimé par l’indicatif représente une réalité ou exprime une certitude. Il est une affirmation, considérée comme vraie et factuelle.
- Présent : il mange avec lui ce midi.
- Futur : j’aimerai la même personne toute ma vie.
- Imparfait : tu ne prenais jamais de décisions importantes.
- Passé simple : nous échangeâmes un regard.
- Conditionnel : elles voudraient vous voir.
Pour rappel, le mode distingue la réalité de l’action des circonstances de son énonciation. Si le subjonctif décrit l’incertitude et l’hypothétique, le mode impératif, lui, conseille ou ordonne avec conviction.
Contrairement à ces deux modes, l’indicatif décrit et affirme avec la certitude d’une vérité incontestable. S’il ne laisse aucune place au doute, ce mode présente une dizaine de temps qui situent ces vérités dans le passé, le présent ou l’avenir.
Parmi ces temps de l’indicatif, le conditionnel fait figure d’exception. Longtemps considéré comme un mode à part entière, il exprime un fait contraint par une condition. Néanmoins, parce que ce fait est considéré comme probable, le conditionnel est désormais un temps du mode indicatif.
- Mode indicatif ; temps : conditionnel
- = une action conditionnelle, dont la réalisation est probable.
- Je finirais cet article demain si j’en ai le temps.
- Mode indicatif ; temps : futur antérieur
- = une action certaine et réalisée dans le futur.
- Je finirai cet article demain.
- Mode subjonctif ; temps : subjonctif présent
- = une action envisagée, dont la réalisation est subjective et incertaine.
- Il faudrait que je finisse cet article demain.
En termes de temps et d’aspect, chaque temps simple possède un équivalent composé, dont l’auxiliaire est conjugué sur le modèle du temps simple équivalent.
Autrement dit, le passé composé conjugue son auxiliaire au présent et l’imparfait impose sa forme à l’auxiliaire du plus-que-parfait.
- Valeur temporelle : présent immédiat ou passé récent
- Je dors (présent simple).
- J’ai dormi (passé composé).
- Valeur temporelle : passé imperfectif (action passée, mais en cours)
- Je dormais plus de dix heures par nuit (imparfait).
- J’avais déjà dormi mon quota d’heures réglementaires (plus-que-parfait).
- Valeur temporelle : passé perfectif
- Je dormis à poings fermés (passé simple).
- Dès que j’eus assez dormi (passé antérieur), je me levai et fis du café.
- Valeur temporelle : futur ou passé du futur
- Je dormirai quand je serai morte (futur simple).
- J’aurai dormi dans l’avion, donc je serai reposée (futur antérieur).
- Valeur temporelle : présent ou passé soumis à une condition
- Je dormirais (conditionnel présent) mieux si tu ne ronflais pas.
- J’aurais mieux dormi (conditionnel passé) si tu n’avais pas ronflé.
Le mode indicatif : utilisations
Largement utilisé à l’oral comme à l’écrit et dans tous les registres de langues, le mode indicatif permet de raconter, d’expliquer et d’informer grâce à différentes valeurs temporelles et aspectuelles.
Les présents de l’indicatif
Le présent de l’indicatif, aussi appelé présent simple, exprime une action en cours. Il fait correspondre l’immédiateté de l’action au présent d’énonciation, le moment où l’énoncé est formulé.
- Je m’ennuie alors je t’appelle.
- Le frigo est vide, tu peux aller faire quelques courses ?
Le mode indicatif et sa certitude lui confèrent également une qualité de vérité générale ou d’habitude. En stylistique, il est souvent employé pour actualiser un fait passé.
- Le soleil est un astre considéré comme une étoile.
- Elle va à la piscine le mardi.
- Dès lors, les Romains imposent l’impôt provincial dans tout l’Empire.
Les futurs de l’indicatif
Le futur simple est le temps de la certitude : il prédit qu’une action va avoir lieu dans un avenir plus ou moins lointain. Le futur antérieur exprime l’action qui précède cette action à venir.
- Nous irons skier au Japon, je t’en fais la promesse.
- Quand vous aurez skié au Japon, vous ne pourrez plus skier ailleurs.
Les passés de l’indicatif
Dans le système verbal du passé, le mode indicatif possède deux valeurs aspectuelles : le passé imperfectif et le passé perfectif.
Le passé imperfectif exprime le déroulement d’une ou de plusieurs actions. Si ces dernières sont bel et bien passées, elles sont néanmoins toujours en cours.
Ainsi, l’imparfait est largement utilisé pour décrire ou répéter des actions secondaires, car il fait correspondre l’action passée au moment de l’énonciation. Le plus-que-parfait permet à plusieurs actions de se succéder dans le passé.
- L’air était sec, le soleil brillait, la journée s’annonçait parfaite.
- Comme tous les soirs, nous mangions en silence.
- Nous avions préparé le repas ensemble et nous mangions à présent en silence.
Le passé perfectif exprime l’accomplissement d’un fait. Les actions passées sont ponctuelles et surtout terminées. Elles ne peuvent en aucun cas correspondre au moment de l’énonciation.
C’est tout le rôle du passé composé : rapprocher l’action au plus près du présent, tout en la ramenant irrémédiablement dans le passé. L’aspect perfectif de l’action témoigne de son achèvement et de sa complétude.
Très fréquent, le passé composé a repoussé le passé simple aux confins de la conjugaison française. Ce dernier n’est plus qu’utilisé à l’écrit, dans un langage soutenu, comme un des temps du récit, en association avec l’imparfait.
- J’ai fini mes devoirs et j’ai rangé ma chambre ; je peux sortir maintenant ?
- Elle mit sa veste, déverrouilla la porte, en franchit le seuil et la claqua derrière elle.
Quelques nuances aspectuelles et temporelles
Parmi ces passés, présents et futurs de l’indicatif, les temps simples et les temps composés font valoir leur valeur aspectuelle : celle d’une simultanéité, d’une antériorité ou d’une interruption de l’action.
Les formes simples et les formes composées du mode indicatif s’associent pour faire durer les actions en cours ou, au contraire, pour les interrompre et les enchaîner.
Au sein du système verbal du passé, deux temps sont particulièrement complémentaires : l’imparfait et le passé simple.
Lorsque deux actions longues et ininterrompues sont conjuguées à l’imparfait, le mode indicatif traduit la simultanéité de ces actions dans le passé.
- Certains fuyaient, d’autres criaient, tout ce petit monde expérimentait une véritable panique générale.
Lorsque, parmi ces actions, l’une est longue et l’autre brève, l’association imparfait-passé simple les articule chronologiquement pour que l’une soit interrompue par l’autre. Là encore, le passé composé remplace peu à peu le passé simple.
- Allongé dans la boue, il entendait le fracas des obus, puis il n’entendit plus rien.
- Allongé dans la boue, il entendait le fracas des obus, puis il n’a plus rien entendu.
Toutefois, le passé composé apporte une nuance aspectuelle et temporelle importante. Il actualise l’énoncé, ramenant l’action au plus proche du présent d’énonciation.
Dans le système verbal du présent, la simultanéité de deux actions dépend de l’auteur de ces actions. Si les deux actions sont réalisées par le même sujet, le gérondif est alors privilégié.
- Je mange et tu conduis.
- Je mange en conduisant.
Dans le système verbal du futur, l’antériorité d’une action sur une autre est souvent exprimée par l’association du futur antérieur et du futur simple.
En français moderne, la succession de deux actions futures s’exprime soit par le futur simple, soit par le futur proche, un temps périphrastique appartenant au mode indicatif.
- J’irai chez le dentiste, je passerai par la mairie au retour.
- Je vais aller chez le dentiste, je passerai par la mairie au retour.
Là encore, la valeur temporelle exprimée par le futur proche donne une certaine instantanéité à l’action. Cette dernière n’est plus reléguée à un avenir certain, mais s’insère au contraire dans un intervalle de temps quasi immédiat.
Cette notion d’immédiateté procure au futur proche une nuance aspectuelle intéressante. Les deux actions, plus proches du moment de l’énonciation, affichent un lien de cause à effet absent du même énoncé exprimé au futur simple.
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Charrin, A. (13 janvier 2026). L’indicatif | Définition & exemples. Quillbot. Retrieved 13 janvier 2026, from https://quillbot.com/fr/blog/conjugaison/indicatif/